et Patati et Patata
Par Libellule
"Aidez moi à mourir"... et l'on n'entend que "mourir".
Bernard Delavois, ancien président de la société française d'accompagnement et de soins palliatifs, actuellement responsable de l'usp - unité de soins palliatifs - à l'hôpital Puteaux, est catégorique : au lieu d'aider Chantal Sébire, les médias l'ont utilisée. Le médecin va plus loin en parlant d'un nouvel épisode de la propagande organisée par les partisans d'une législation de l'euthanasie, qui utilisent une forme de communication basée sur l'émotion, se servant des situations tragiques de patients en grande souffrance.
Il établit à ce propos une différence entre douleur, avoir mal, et souffrance, être mal. "Toutes les douleurs peuvent être soulagées", affirme t-il en précisant qu'une pharmacopée adéquate existe bel et bien, mais qu'elle est bien souvent méconnue des médecins. Bernard Delavois insiste encore sur le fait qu'il existe en France une grande marge de progression dans l'information et dans la remise à jour des connaissances des médecins et infirmières, situés au premier niveau de contact avec les malades.
A l'heure où des cas personnels, souvent stigmatisants et émouvants, nous sont présentés à qui mieux mieux par des médias con(sensuel)s, l'heure est à la prudence et à la réflexion. Les moyens financiers des USP sont dérisoires, et ce seul fait explique bien qu'en plus des manques en termes de formation et d'information, les USP refusent près de 80 % des demandes d'admission dans leurs services.
Et ainsi que le rappelle Axel Kahn, médecin et généticien - L'avenir n'est pas écrit - tout aussi opposé à l'euthanasie active : "il est toujours mauvais de légiférer sous le coup de l'émotion".
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