et Patati et Patata
Par Libellule
J'ai achevé, après les fêtes, le livre La Société des Jeunes Pianistes, de l'écrivain norvégien Ketil Björnstad, offert par mon Grand-Père pour mes vingt et un ans. Ce n'était pas la première fois que je lisais un livre qui abordait le sujet très vaste de la musique, et particulièrement du monde du piano, mais je fus surprise.
L'auteur raconte, avec moult détails, la manière dont le pianiste ressent sa prestation. Concentration, interprétation... Tout ce qu'un pianiste éprouve à partir du moment où ses doigts touchent le clavier. Ces pages me remémorèrent les auditions et examens, ces moments d'angoisse où la peur nous prend aux entrailles. J'avais réellement l'impression, avant de jouer en public, que mes dix doigts allaient vomir sur le clavier. Quant à l'interprétation, elle tient à si peu de choses, elle est si fragile qu'un souffle peut la détruire entièrement, prouesse d'équilibriste.
En lisant la biographie de Ketil Björnstad, je découvris que cet homme était pianiste avant d'être écrivain. Cette découverte était en fait une évidence : un autre aurait-il pu décrire de telles sensations ?
Ce qui m'étonna, par ailleurs, ce fut la forme de l'ouvrage. En effet, l'histoire romanesque voire lyrique de ces jeunes musiciens est contée avec un langage extrêmement soutenu par endroits, mais quelques pages plus loin, avec un vocabulaire à la limite du vulgaire. Pas vraiment d'unicité de style... Mais peut-être est-il à l'image de son personnage, artiste et précieux intrinsèquement, mais encore impétueux et impulsif de par son adolescence.
C'est un livre triste, aux personnages complexes, mais à l'histoire finalement simple d'un jeune homme découvrant l'amour, et la terrible envie de vivre à travers son instrument.
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