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Au travers de la photographie, de la musique, des lettres, des mots, ce blog me ressemble. Il recense mes passions, il en est le témoin. Messager plus ou moins explicite de mes états d'âme, rapporteur de pensées ou d'anecdotes. A la frontière entre carnet de notes et dépêche du tout venant, ce blog est un capharnaüm de sujets éclectiques, égrénés selon l'humeur, au gré de mes envies. Une unique constance : l'absence de continuité, en dépit parfois de toute cohérence. Ni stase, ni stabilité, tout y évolue, change ou disparaît.
Ephelcystique, du grec qui signifie « attiré à la
suite », se dit d'un phonème qu'on ajoute à la fin d'un mot pour des raisons euphoniques, c'est à dire pour que ce mot s'entende et se prononce de manière plus
harmonieuse.... Généralement, on utilise un phonème éphelcystique pour résoudre
un hiatus (cacophonie linguistique qui désigne la succession de deux voyelles appartenant à des syllabes différentes, comme dans "aorte" ou "il va à"), en ajoutant un son de
liaison.
Terme barbare, définition brumeuse ? Le phonème éphelcystique n'en reste pas moins une technique linguistique très utilisée en français ! Le /t/ euphonique que nous retrouvons
dans les expressions "Y a-t-il ?" ou "existe-t-il ?" est un exemple typique de phonème éphelcystique, justement intercalé entre les deux voyelles pour faciliter la prononciation. De même, le
/z/ euphonique dans ces formes verbales à l'impératif "donnes-en" ou "vas-y"...