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Au travers de la photographie, de la musique, des lettres, des mots, ce blog me ressemble. Il recense mes passions,  il en est le témoin. Messager plus ou moins explicite de mes états d'âme, rapporteur de pensées ou d'anecdotes. A la frontière entre carnet de notes et dépêche du tout venant, ce blog est un capharnaüm de sujets éclectiques, égrénés selon l'humeur, au gré de mes envies. Une unique constance : l'absence de continuité, en dépit parfois de toute cohérence. Ni stase, ni stabilité, tout y évolue, change ou disparaît.

Lundi 31 mars 2008

Le Museum National d'Histoire Naturelle (MNHN pour les intimes) accueille depuis quelques jours le premier calmar géant femelle naturalisé au monde. Pêché en janvier 2000 au large de la Nouvelle-Zélande, le spécimen a été nommé Wheke, terme qui signifie "calmar" en maori. Pour être exposé au museum, pas moins de trente mois de "maquillage" auront été nécessaire, en particulier pour la plastination,  procédé de déshydratation à basse température précédent le remplacement des liquides de l'animal par de la résine durcissante, mais aussi pour la pigmentation, censée lui redonner les couleurs du vivant. Le mollusque, mesurant 13 mètres, est ainsi présenté au public comme dans son milieu naturel. Son exposition est une grande première de par la rareté de ces spécimens, mais aussi de par les nouvelles techniques utilisées pour lui rendre l'aspect de sa jeunesse.
Le calmar est un animal pouvant atteindre  une longueur de 18 mètres et un poids de 250 kilogrammes. Il vit exclusivement dans les grands fonds marins.

par Libellule publié dans : Environnement, Ecologie, Evolution
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Dimanche 30 mars 2008

Un jour, pensant faire sourire sa femme et ses amis, Marc rase la moustache qu'il portait depuis dix ans. Mais personne ne le remarque, ni feint l'avoir remarqué. Lorsqu'enfin ses proches lui affirment ne l'avoir jamais vu porter la moustache, Marc passe du sourire jaune à la panique. En quête de la réalité, il part en fait à la recherche de lui-même, de Paris à Hong Kong, sur une musique de Philippe Glass qui envoûte. Sorti en 2005, ce film est une adaptation du roman de Emmanuel Carrere, lui même réalisateur de la Moustache.

par Libellule publié dans : Cinéma
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Samedi 29 mars 2008

3 oeufs
150 g de farine
1 sachet de levure
12.5 cl de lait entier
1 cuillère à soupe de crème fraîche
100 g de gruyère râpé
2 poires william
20 g de beurre salé
200 g de boudin noir
5 cl d'eau
sel et poivre

Epluchez et coupez en petits dés la poire, faites-la revenir à feu doux dans une poêle avec le beurre et l’eau pendant 15 min. Réservez. Coupez le boudin et pochez-le dans de l’eau sans ébullition pendant 15 min. A mesure que les morceaux de boudins montent à la surface, piquez-les avec une épingle pour éviter que le boyau n’éclate. Egouttez-les et séchez-les, puis faites-les rissoler dans une poêle avec du beurre pendant 5 min tout en les retournant. Retirez le boyau du boudin, mélangez la chair aux poires et ajoutez la crème fraîche. Salez et poivrez. Dans un saladier, fouettez les œufs, la farine et la levure. Incorporez petit à petit l'huile et le lait chaud. Ajoutez le gruyère râpé et remuez. Incorporez le mélange boudin-poires à la base.
Versez le tout dans un moule non graissé et faites cuire au four
pendant 45 min, à 180 °C.

par Libellule publié dans : Cuisine
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Jeudi 27 mars 2008

Dans la mythologie grecque, la première jacinthe serait née du sang de Hyacinthe, jeune homme tué par Zéphir lors d'un lancer de disque. Attristé par cette tragédie, Apollon aurait alors fait naître une jacinthe rouge du sang de Hyacinthe, afin que celui-ci puisse revivre éternellement.

par Libellule publié dans : A propos du vivant...
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Mercredi 26 mars 2008

Découverte de Annie Hall, pièce mythique de l'oeuvre de Woody Allen, après Hollywood ending, Deconstructing Harry, et Le sortilège du scorpion de jade, trois de ses films que j'avais beaucoup appréciés de par leur originalité et leur style si particulier. Woody Allen, une fois encore, incarne un rôle d'artiste dépressif obsessionné par la mort et abonné au divan psychanalytique, mais c'est pour mieux nous raconter l'histoire d'amour entre lui, Alvy Singer, célèbre humouriste désespéré de sa propre existence, et Annie Hall, jeune écervelée au talent de chanteuse encore inaperçu. Du coup de foudre aux doutes, des retrouvailles à la séparation, leur relation nous est dépeinte avec une rare justesse de ton. Le fait que Diane Keaton ait été peu de temps avant le tournage du film,  la compagne de Woody Allen, ajoute une nouvelle ligne de lecture à ce film drôle, qui gagne alors en gravité et en amertume, devenant même émouvant.

Annie Hall fut considéré par la critique comme le film révélateur du talent du cinéaste. Il reçut quatre oscars en 1977, celui du meilleur film, de la meilleure actrice - Diane Keaton -, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original
.


par Libellule publié dans : Cinéma
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